La Vigile 365 — une continuation des 40 Jours pour la Vie


40 Jours pour la Vie à Montréal, au printemps 2022.

Rapport de Brian Jenkins, vice-président de Campagne Québec-Vie et organisateur de la Vigile 365 à Montréal — Photo :

Reprise de la Vigile 365
Lundi 11 avril — Dimanche 17 avril 2022

Heureux lundi de Pâques

La vigile de prière des 40 jours pour la vie pour la fin de l’avortement s’est terminée il y a une semaine, nous reprenons donc notre présence réduite mais quotidienne sur le trottoir public — c’est-à-dire, la Vigile 365.

Au cours de la semaine écoulée, quelques fidèles ont courageusement affronté divers éléments — la poussière tourbillonnante, le bruit de deux chantiers de construction en bordure de la zone de vigile, et les opposants à la culture de la vie. Merci à tous ceux* qui m’ont rejoint sur les lignes de front.

Malgré notre présence réduite, de 7 h 30 à 9 h, nous continuons à susciter des interactions avec les piétons. La semaine dernière, j’ai été abordé à deux reprises par deux femmes post-avortement, avec des dispositions totalement différentes l’une de l’autre.

L’un des échanges a été très bref. La dame, d’une trentaine d’années, est partie presque aussi vite qu’elle était arrivée. Lors de son bref arrêt, elle a plongé dans le vif du sujet : « Dieu me pardonne-t-il les deux avortements que j’ai eus ? » a-t-elle demandé. J’ai eu juste le temps de dire quelque chose sur la miséricorde de Dieu avant qu’elle ne parte. Je pense avoir donné la bonne réponse, car dans le ton de sa voix, dans son attitude à mon égard, j’ai perçu de la contrition, de la douleur, du regret.

Le deuxième échange, plus prolongé, a eu lieu avec une femme d’un tempérament différent. La quarantaine bien entamée, elle ne manifestait aucun remords en parlant des trois avortements qu’elle avait eus. Bien au contraire, elle les justifiait par le fait qu’elle n’aurait pas été en mesure de leur offrir la qualité de vie qu’elle avait envisagée.

Quelques minutes après l’échange, j’ai alors été témoin de la miséricorde de Dieu opérant sur cette femme. Dans sa munificence, il avait envoyé à cette femme un autre témoin. Il s’agit de Tatien, un homme d’une trentaine d’années qui me salue occasionnellement sur son trajet quotidien. Il s’est arrêté et a échangé avec elle, partageant le message pro-vie.

Je prie pour que l’ouverture de cette femme, d’abord à mes paroles, puis à celles de Tatien, réveille en elle l’appel de Dieu, comme il a rappelé le fils prodigue à la maison dans l’étreinte chaleureuse de son père.

Intention de prière — Des nouvelles de Symphorien. Le petit bonhomme reste en soins intensifs et vos prières et sacrifices, y compris le jeûne, sont toujours demandés. Le contact de ma famille m’a envoyé un message mercredi dernier :

Brian, merci beaucoup pour tes prières et celles du groupe. La mère voulait aussi que je partage ses nouvelles :

Oui, pas plus tard qu’hier (mardi), j’ai pu parler avec le chirurgien. Le cœur de Symphorien fonctionne à pleine capacité et l’opération est un succès selon les médecins. La blessure prend plus de temps à guérir à cause de la trisomie 21. De plus, la paroi entre les ventricules est faible et cela serait dû à l’opération. Un stimulateur cardiaque n’est pas nécessaire. Vous pouvez transmettre ce message aux groupes de prière ainsi que les détails de l’opération. Maintenant, nous devons continuer à prier pour une guérison et un rétablissement complets de la blessure.

Historique : Symphorien est né en février dernier. Dans les bulletins précédents, j’ai rapporté que les parents de l’enfant ont subi des pressions pour avorter. Avec l’encouragement de leurs amis, ils ont tenu bon et Symphorien a vu le jour à la mi-février. Pour des raisons de santé, il n’a pas encore quitté l’hôpital. Formons un pare-feu de prière autour de Symphorien, de sa famille et du personnel médical, afin que ce jeune homme puisse grandir et réaliser le plan providentiel que Dieu a prévu pour lui.


*Les noms peuvent avoir été modifiés ou retirés pour assurer la vie privée des gens mentionnés dans cet article, ou autres raisons. — A. H.

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Chroniques des 40 Jours pour la Vie du carême 2022 ― 6e semaine et fin : trois hommes

Rapport de Brian Jenkins, vice-président de Campagne Québec-Vie et organisateur de la Vigile des 40 Jours pour la Vie à Montréal — Photo : Freepik

Sixième semaine — Trois hommes
Lundi 4 avril — Dimanche 10 avril 2022

Suitbert* (22 ans) a visité le site de la vigile de prière hier ainsi que le dimanche précédent. La semaine précédente, il s’était décrit comme chrétien médiéval, sceptique quant à la plupart des enseignements de l’Église depuis lors, comme l’infaillibilité du pape et le dogme de l’Immaculée Conception. De plus, nous avons découvert qu’il ne connaissait pas la dévotion au rosaire. Sullian* lui a patiemment expliqué beaucoup de choses, en particulier sur l’Immaculée Conception et le rosaire. À propos de ce dernier, il a enseigné à Sullivan* son histoire, la visite de Notre Dame à Saint Simon Stock et le fondement biblique de l’Ave Maria, les mystères, et plus encore. Hier, Suitbert* est venu pour la cérémonie de clôture à 15 h, participant au Chapelet de la Miséricorde Divine mais n’a pas été vu pendant la période d’adoration. Sullian* pense qu’il avait une certaine réticence à entrer dans la chapelle où se déroulait l’adoration.

Sullivan* (17 ans) a visité le site de la veillée lundi et est resté près de trois heures, parlant d’abord avec moi, puis avec Tancrède* et enfin avec Synésius*. Bien que croyant en Jésus, Sullivan* a montré beaucoup d’antipathie envers Dieu le Père, en raison de la souffrance qu’il a permis d’infliger à son Fils. Je lui ai exposé le plan divin de la rédemption — la victoire du Christ sur la souffrance et la mort, la réconciliation après la chute d’Adam et la restauration de la vie éternelle. Il est resté muet pendant ces explications. Nous prions pour que ces mots et d’autres prennent racine en lui.

Tanguy* (33 ans) est passé près de la vigile et a décidé de rester un certain temps, ne partant que deux ou trois heures plus tard. J’étais en train de réciter un chapelet avec Taraise* lorsqu’il est venu se placer en face de nous, à quelques mètres de distance, en nous regardant dans les yeux. J’ai laissé là Taraise*, qui a été rejoint peu après par Tarcisius* et tous les deux ont continué leurs prières. Pendant ce temps, j’ai écouté et partagé avec Tanguy*. Il était intéressé à comprendre la nature du péché, particulièrement en matière de pureté. Je lui ai parlé de la notion de « garde des yeux ». Puis j’ai mentionné la disposition mentale et la discipline mentale, ce qui lui a rappelé un film très important pour lui, The Matrix, dans lequel un mentor utilisait les mêmes mots pour le protagoniste du film. Cela a donné lieu à une longue conversation.

La semaine en chiffres

Nous avons enregistré le plus grand nombre de volontaires pour la prière par jour au cours de cette dernière semaine — près de 14 par jour, un chiffre dû en grande partie à un pic de 28 le samedi — un groupe d’une quinzaine de personnes d’une église a visité le site de la vigile, et 19 le dimanche, jour de clôture. Notre couverture de la vigile a également augmenté, 99 % de la vigile quotidienne de douze heures.

Malgré les heures plus longues de clarté, nous avons connu plusieurs jours sombres, les nuages et la pluie recouvrant nos journées de douze heures.

Intention de prière — mise à jour au sujet de Symphorien*. Le petit reste en soins intensifs et vos prières et sacrifices sont toujours demandés. Mon contact familial m’a envoyé un message vendredi soir dernier :

Le bébé a finalement été opéré hier. Symphorien* est sous respirateur et sous surveillance étroite. Il sera aux soins intensifs pendant quelques jours. Ils l’ont gardé sous analgésiques, mais pas trop, car il doit se réveiller pour qu’ils puissent faire quelques tests. Pour l’instant, Symphorien* est sous sédation et dort beaucoup. Ils vont commencer à réduire lentement la sédation et lui donner des analgésiques pour la douleur, après 24 heures, ils retireront le ventilateur pour voir comment le cœur s’adapte aux changements. Pour l’instant, son cœur ne fonctionne pas encore tout seul, et il est sous ventilateur, donc son état n’est pas bon. Mais cela pourrait être dû, en partie du moins, à l’opération. Nous prions et espérons qu’il ira un peu mieux cette fin de semaine. Merci pour votre demande et pour vos prières. PS. La famille est soulagée qu’il ait au moins pu subir l’opération dont il avait besoin. Ils font face à cette situation dans la foi.

Symphorien* est né en février dernier. Dans deux bulletins d’information, j’ai rapporté que les parents de l’enfant avaient subi des pressions de la part des médecins traitants afin qu’ils avortent. Avec les encouragements de leurs amis, ils tinrent bon et Symphorien * a vu le jour il y a environ huit semaines. Il n’a pas encore quitté l’hôpital en raison de son état de santé précaire.


*Noms modifiés ou retirés pour assurer la vie privée des gens mentionnés dans cet article, ou autres raisons. — A. H.

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Chroniques des 40 Jours pour la Vie du carême 2022 ― 5e semaine

Rapport de Brian Jenkins, vice-président de Campagne Québec-Vie et organisateur de la Vigile des 40 Jours pour la Vie à Montréal

5e semaine
Lundi 28 mars — Dimanche 3 avril 2022

L’un des points forts de la vigile de prière est le dévouement des bénévoles qui donnent de leur temps pour venir à la vigile et témoigner pour la protection de la vie à naître. Merci à nos 15* bénévoles hebdomadaires réguliers.

Une visite typique comprend la prière et l’interaction avec les autres participants de la vigile. Elle peut aussi inclure un peu d’apologétique, de la consolation pour les personnes en détresse et l’interaction avec les groupes de bonne volonté qui viennent dans la région pour aider ces dernières.

Hier, Sylvestre* a fait l’expérience de tout cela.

Dès le début, il a rencontré Symmaque*, un nouveau venu. Ce dernier, âgé d’environ 22 ans, n’était pas familier avec la vigile de prière, et en particulier le rosaire. Au cours des deux heures suivantes, Sylvestre* s’est lié d’amitié avec lui en lui expliquant son histoire, l’importance de la prière et l’histoire du rosaire, en lui faisant réciter un rosaire complet.

Après une pause méritée pour assister à la messe, Sylvestre* est revenu pour voir l’arrivée de plusieurs groupes de bonne volonté au cours de l’après-midi, venus distribuer de la nourriture et des biens aux gens nécessiteux. En somme, entre quatre et cinq sont venus ce jour-là.

En outre, en début d’après-midi, il s’est entretenu avec un homme d’âge moyen qui s’était arrêté pour contester la présence d’hommes à une vigile de prière pour la fin de l’avortement. Ce dernier, je l’ai constaté, n’a pas montré de bonne volonté pour discuter mais a simplement souhaité exposer sa position.

Enfin, la journée de Sylvestre* s’est terminée dans la prière, rejoignant huit autres personnes qui s’étaient rassemblées pour réciter un chapelet ; d’ailleurs, six d’entre elles étaient des femmes.

La vigile se termine dans sept jours, le dimanche 10 avril 2022, sept jours pour vous permettre de participer et de témoigner pour la vie.

Votre soutien financier nous aide à transmettre le message pro-vie de diverses manières. Veuillez envisager de faire une aumône financière pendant ce temps de carême. Cliquez ici pour donner.

La semaine en chiffres :

Nous avons eu une moyenne de près de 11 volontaires de prière par jour, avec un maximum de 17 (samedi) et un minimum de 6 (mercredi), avec une couverture de 98 % des douze heures de vigile quotidienne.

***

Veuillez garder le petit Symphorien* dans vos prières.

Symphorien* est né en février dernier. Dans les bulletins précédents, j’ai rapporté que les parents de l’enfant ont été poussés par les médecins traitants à avorter. Avec l’encouragement de leurs amis, les parents ont tenu bon et Symphorien* a vu le jour il y a environ huit semaines. Il est resté à l’hôpital pour des raisons de santé.

Le contact de ma famille m’écrivait :

Le bébé est dans une situation très délicate. Il est toujours aux soins intensifs, ne peut pas s’alimenter normalement et a des problèmes respiratoires en raison d’un problème cardiaque... Ce dont le bébé et la famille ont absolument besoin et qu’ils reçoivent avec reconnaissance, ce sont tes prières.

Et ce matin, j’ai lu :

Brian, pour te faire savoir que Symphorien* pourrait subir une opération à cœur ouvert demain (aujourd’hui) matin à 7 h. Nous apprécierions tes prières et celles du cercle de prière pour cette intention.

Symphorien* a quelques trous dans les parois internes du cœur, ce qui provoque la présence de liquide dans ses poumons. Les médecins attendaient qu’il prenne du poids mais ils disent maintenant qu’il ne peut pas attendre si longtemps. Ils interviendront demain (aujourd’hui), sinon, la semaine prochaine.

Une complication possible est que la capacité de son cœur à battre tout seul pourrait être affectée par l’opération, ce qui pourrait entraîner la nécessité un stimulateur cardiaque. Merci comme toujours pour tes prières.

Gardons ce petit dans nos prières.

JMJ

Brian


*Noms modifiés ou retirés pour assurer la vie privée des gens mentionnés dans cet article, ou autres raisons. — A. H.

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Chroniques des 40 Jours pour la Vie du carême 2022 ― 4e semaine

Rapport de Brian Jenkins, vice-président de Campagne Québec-Vie et organisateur de la Vigile des 40 Jours pour la Vie à Montréal

4e semaine — du lundi 21 mars au dimanche 27 mars 2022

Deux fils se sont entrecroisés au cours de la quatrième semaine de la vigile : les manifestations étudiantes et le contact avec la foule.

Le lieu de la vigile n’est pas seulement proche de cinq centres d’avortement, mais il est aussi le point de rencontre de l’activisme social dans la région métropolitaine de Montréal. Au fil des ans, le parc Émilie-Gamelin a attiré des hommes et des femmes de tous âges pour protester contre des conditions sociales injustes. La semaine dernière, des étudiants sont descendus dans la rue à trois occasions différentes. Mardi, environ 400 cégépiens ont défilé sur la rue Berri jusqu’à l’intersection de la rue Sainte-Catherine pour protester contre l’endettement croissant. Ensuite, deux jours plus tard, près de 1000 étudiants universitaires étaient présents pour protester contre le financement inadéquat des assistants d’enseignement et les programmes coopératifs non rémunérés. Enfin, le vendredi, une troisième manifestation d’environ 200 étudiants a défilé sur la rue Berri et s’est arrêtée au parc ; je n’ai pas bien compris leur but.

Notre présence a été remarquée par de nombreux manifestants, mais peu ont souhaité interagir.

Un couple d’étudiants est venu nous poser des questions, Suitbert* et moi, à une occasion.

Les échanges quotidiens entre les participants à la vigile et les passants ont constitué le deuxième fil conducteur de cette semaine. Sullivan*, Sulpice*, Sven* & Sylvain*, et d’autres ont rapporté des échanges positifs avec des piétons qui s’étaient arrêtés pour leur parler, même si certains d’entre eux n’étaient pas opposés à l’avortement.

Un échange remarquable s’est produit vendredi alors que Suzanne* et moi étions à la vigile. Suzanne* s’était rendue au centre-ville pour assister à la messe dans une chapelle située en diagonale de la rue où se déroule la vigile. En arrivant vers 9 h, à sa grande consternation, elle a appris qu’aucune célébration n’était prévue avant midi et a donc décidé de me rejoindre à la vigile. Tout en priant, elle a demandé à Notre Seigneur qu’elle puisse exprimer clairement le message pro-vie de Notre Seigneur. Dans les minutes qui ont suivi cette prière, non pas une, mais deux jeunes femmes se sont arrêtées, l’une après l’autre, pour poser des questions pointues, par exemple sur les raisons pour lesquelles nous prions pour la fin de l’avortement, et pour nous interpeller. La première jeune femme n’est pas restée longtemps, mais la seconde est restée et un échange franc et respectueux a eu lieu entre nous trois.

Après le départ de cette jeune femme, Suzanne* a partagé avec moi un rêve qu’elle avait fait la nuit précédente. Elle a rêvé qu’elle était avec de jeunes enfants, interagissant joyeusement avec eux. Au réveil, elle avait pris la résolution de passer à la vigile ce jour-là.

La semaine en chiffres :

Nous avons eu une moyenne d’un peu plus de 10 volontaires pour la prière par jour, avec un maximum de 11 (vendredi et dimanche) et un minimum de 7 le lundi, avec une couverture de 97 % de la vigile quotidienne de douze heures.


*Noms modifiés pour assurer la vie privée des gens mentionnés dans cet article, ou autres raisons. — A. H.

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Chroniques des 40 Jours pour la Vie du carême 2022 ― 3e semaine : Plus d’échanges sous le soleil !

Rapport de Brian Jenkins, vice-président de Campagne Québec-Vie et organisateur de la Vigile des 40 Jours pour la Vie à Montréal — Photo : Piqsels

Troisième semaine

Lundi 14 mars au dimanche 20 mars 2022

Trois semaines de la vigile sont terminées. Le temps se réchauffe, la neige a disparu et le soleil est plus fort. Tout cela permet de multiplier les interactions avec les piétons et certains automobilistes. Mais avant cela, voici quelques statistiques : nous avons eu une moyenne d’un peu moins de 10 volontaires pour la prière par jour, avec un maximum de 17 (samedi) et un minimum de 7 lundi et mardi, avec une couverture de 95 % des douze heures de veille quotidienne.

Une grande bénédiction : lundi, alors que je commençais à réciter le chapelet avec une autre personne, nous avons été approchés par une dame âgée. Sa voix m’était familière mais comme elle portait un couvre-visage, je n’ai pas pu l’identifier. Elle est venue s’excuser. Elle a dit que lors d’un précédent passage, la semaine précédente, elle avait réagi de façon désobligeante à notre égard. Elle s’est sentie coupable et est revenue pour s’excuser.

Une autre grande bénédiction : Le samedi, à deux moments différents, nous étions sept à réciter ensemble le chapelet, un nombre élevé si l’on considère que nous sommes habituellement entre un et trois.

Échanges : comme indiqué plus haut, avec le temps plus chaud, les piétons s’expriment, qu’ils soient favorables ou non. C’est une joie de recevoir ceux qui nous sont favorables — sourires, mots positifs — tandis qu’il faut beaucoup de charité pour écouter et répondre aux autres. Ces derniers ne sont pas tous disposés à s’arrêter et à parler. Dans quelques cas, une jeune femme a crié des vulgarités avant de passer à autre chose. En revanche, certains s’arrêtent pour parler, donnant entre cinq et dix minutes, parfois quinze minutes, de leur temps pour discuter ou débattre du sujet de l’avortement. Stanislas* a connu deux cas de ce genre plusieurs semaines de suite, ainsi que Stéphane* avec un couple d’âge moyen le dimanche.

Les arguments se ressemblent :

  • C’est le choix de la femme.
  • Les hommes n’ont pas leur place dans une décision qui concerne les femmes.
  • Le fœtus n’est pas un être humain.
  • Qu’en est-il en cas de viol ?

Il est peu probable que les automobilistes expriment leur point de vue, mais nous constatons que certains lèvent le pouce, tandis que d’autres froncent les sourcils ou poussent des cris.

Intention de prière : Sophie* a versé de [son] sang hier. Alors qu’elle terminait sa vigile et attendait le bus, elle a offert à une femme une Médaille miraculeuse, ce qu’elle fait fréquemment. Malheureusement, la personne a réagi négativement et s’est jetée sur le collier argenté de Sophie*. Sophie* est tombée au sol, s’entaillant l’arête du nez d’où s’échappa un peu de sang. Hier soir, au téléphone, elle a dit qu’elle allait bien et qu’elle prendrait congé lundi, mais qu’elle reviendrait à la veillée mardi.


*Noms modifiés pour assurer la vie privée des gens mentionnés dans cet article, ou autres raisons. — A. H.

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Chroniques des 40 Jours pour la Vie du carême 2022 ― 2e semaine : Priez pour l’avorteur !

Rapport de Brian Jenkins, vice-président de Campagne Québec-Vie et organisateur de la Vigile des 40 Jours pour la Vie à Montréal

La deuxième semaine de la vigile est terminée, c’est-à-dire déjà un quart de celle-ci. Voici quelques points saillants de cette deuxième semaine.

Nous avons une moyenne de 8+ volontaires pour la prière par jour, avec un maximum de 10 (jeudi) et un minimum de (6) mercredi.

Le mardi 8 mars était la Journée internationale de la femme et il ne s’est pas passé grand-chose. Une trentaine d’hommes et de femmes se sont réunis sur l’esplanade de la Place Émilie-Gamelin. Et en trente minutes, tout était terminé sans qu’aucun des participants ne vienne me parler, débattre ou m’insulter comme les années précédentes.

Les surprises continuent à se produire le vendredi. La semaine dernière, il y a eu la double arrivée de personnes de Sherbrooke, à l’insu les unes des autres. Cette semaine, il y en a eu aussi quelques autres :

Au début de la journée, un trafiquant de drogue s’est dirigé vers moi pour demander une bénédiction.

Vers la fin de la journée, seul, j’ai été abordé par trois étudiantes du secondaire, l’une plus bavarde que les autres. Celles-ci épousaient la position pro-choix et nous avons discuté principalement de la notion de liberté de choisir.

Sur le chemin du retour en bus, Spes* et moi avons fait face à un monsieur plus âgé qui avait vu nos pancartes — « Priez pour la fin de l’avortement », etc. Malheureusement, la conversation a dû être interrompue car l’homme est devenu vulgaire.

J’aimerais demander vos prières pour l’avorteur de l’établissement Femina. L’échange de jeudi avec l’avorteur a été sans aucun doute le point culminant de la semaine, sinon de la vigile. Il s’est approché de moi alors qu’il attendait que le signal pour piétons change. Il a commencé par dire qu’il y avait toujours eu des avortements et qu’il y en aurait toujours, ce à quoi j’ai répondu qu’il était important d’espérer en Dieu et de lui laisser le reste. Il a ensuite souligné les nombreux enfants maltraités et m’a encouragé à canaliser mes énergies dans cette direction, ce à quoi j’ai répondu que je crois que Dieu m’a appelé à ce travail. Il a ensuite dit qu’il prendrait sa retraite dans deux semaines et il est parti.

JMJ

Brian


*Noms modifiés pour assurer la vie privée des gens mentionnés dans cet article, ou autres raisons. — A. H.

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Chroniques des 40 Jours pour la Vie du carême 2022 ― Jours 1-5

Rapport de Brian Jenkins, vice-président de Campagne Québec-Vie et organisateur de la Vigile des 40 Jours pour la Vie à Montréal — Photo : anyrgb

Les cinq premiers jours de la vigile sont terminés et nous avons eu quelques bonnes surprises.

Nous avons une moyenne de huit volontaires par jour, avec un maximum de treize (samedi) et un minimum de cinq (jeudi).

Vendredi, le site de la vigile a reçu la visite de deux personnes de Sherbrooke. Ces deux personnes étaient des habitués de la vigile à Sherbrooke en octobre dernier. Quelques heures plus tard, Sosthène* est venu nous rendre visite pendant quelques heures. Ce dernier prévoit de devenir un habitué des vendredis. (Soit dit en passant, Sosthène* est arrivé alors que j’étais en pause et que Sôter* était seul à la veillée. Il a confié qu’il avait demandé à Dieu quelqu’un avec qui prier et voilà que David est arrivé peu après).

Le temps est un grand défi, le froid brutal les premiers jours et les fluctuations de température et de climat ces derniers temps.

Notre présence pro-vie suscite chaque jour des réactions, favorables ou non, chez les gens. Des piétons et un motocycliste ont levé le pouce, tandis que d’autres faisaient des remarques désobligeantes. Sosthène* a eu une solide conversation avec une jeune femme d’âge universitaire vendredi.

Intention de prière : plus tard ce matin, je vais rappeler une jeune femme qui a laissé un message vocal au sujet d’un avortement. Veuillez prier pour que le Saint-Esprit nous guide tous les deux lorsque nous parlerons.

La semaine à venir promet d’être intéressante car la Journée internationale de la femme est fixée au mardi 8 mars et un bon nombre de femmes y participent habituellement.

JMJ

B


*Noms modifiés pour assurer la vie privée des gens mentionnés dans cet article, ou autres raisons. — A. H.

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Vigile 365 — gestes et commentaires désobligeants

Rapport de Brian Jenkins, vice-président de Campagne Québec-Vie et organisateur de la Vigile 365 à Montréal — Photo : anyrgb

Extrait du rapport de Brian Jenkins du vendredi 2 février 2022 sur la Vigile 365, au coin de Berri et Sainte-Catherine à Montréal.

Bonjour à tous,

Ce matin, j’ai dû relever deux défis de taille : le temps et les gens désagréables.

En ce qui concerne le temps, j’ai la chance d’avoir une variété de vêtements d’hiver à essayer pour trouver le juste confort — ni trop chaud ni trop froid (croyez-le ou non, mais pendant les récentes températures glaciales, je transpirais en fait à cause de vêtements et de bottes trop chauds). Aujourd’hui, malgré une nouvelle paire de chaussettes d’hiver, j’ai néanmoins eu froid aux pieds car les bottes n’étaient pas adaptées aux basses températures. De plus, ma tête et mes mains ont souffert — ma tête, faute de capuchon (deux tuques étaient insuffisant) et mes mains, à cause du retrait fréquent des gants pour arranger les tuques et les cache-cols. J’apprends.

(Le froid mord aussi dans les prières récitées, car j’ai moins récité que d’habitude.)

En ce qui concerne les personnes désagréables, j’ai été surpris par le nombre de commentaires et gestes antipathiques qui m’ont été adressés — au moins cinq, dont deux après la fin de la vigile ! La moyenne quotidienne se situe entre zéro et un ou trois par semaine. Deux automobilistes m’ont fait le doigt d’honneur et un piéton m’a exprimé son mépris en passant à côté de moi, puis est revenu pour me dire d’autres mots désobligeants. Un commerçant du métro a fait des gestes désobligeants après la vigile et, enfin, un joggeur m’a critiqué sur le chemin du bureau après que je me fus arrêté pour aider une cycliste à remonter la chaîne déraillée de son vélo.

Chaque fois qu’il y a un nombre aussi élevé, je me dis que Satan essaie de me décourager.

Nous devons faire quelque chose de bien.

Rendez à Dieu toutes louanges et toute gloire !

JMJ Bri

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Vigile 365 — discussions et témoignage sur l’avortement

Rapport de Brian Jenkins, vice-président de Campagne Québec-Vie et organisateur de la Vigile 365 à Montréal — Photo (couleurs modifiées) : Beth Macdonald/Unsplash

Extrait du rapport de Brian Jenkins du vendredi 23 juillet 2021 sur la Vigile 365, au coin de Berri et Sainte-Catherine à Montréal :

Deux étudiantes étrangères chinoises. J’ai d’abord remarqué les deux dames qui gloussaient à haute voix de l’autre côté de la rue Berri. Sans trop y penser, j’ai été surpris de les voir couvrir les quelques mètres qui nous séparaient et s’approcher de moi. C’est alors qu’a commencé une conversation de quinze à vingt minutes. On m’a d’abord demandé ce que je faisais. J’ai essayé d’expliquer du mieux que j’ai pu la présence du centre d’avortement et mon opposition à celui-ci, mais les deux étudiantes n’ont pas compris le mot « avortement » jusqu’à ce que l’une d’elles sorte son traducteur. À leur grande surprise, j’ai expliqué combien la pratique de l’avortement était permissive au Canada.

La conversation s’est ensuite poursuivie sur des bases familières [d’argumentation pro-avortement], à savoir que les avortements devraient être autorisés en cas de viol ou dans les circonstances de pauvreté. Sur le premier point [en opposition], j’ai parlé du caractère sacré de la vie, mais cela n’a pas semblé gagner de points. J’ai attiré un peu de sympathie de leur part lorsque j’ai mentionné qu’un couple sur cinq au Canada est infertile — selon le Dr Ferrier. Pour le deuxième point, j’ai essayé de montrer ce qui est le plus important — la vie d’un enfant à naître ou le fait d’être suffisamment mature pour élever un enfant. Il y a eu une pause chez les deux dames. Je ne pouvais que prier pour que la distinction soit comprise.

De l’homme-sandwich à pieds à la publicité pro-vie à vélo.

En rentrant chez moi à vélo, je portais sur mon dos une pancarte représentant une jeune mère serrant tendrement un enfant en bas âge sur son sein, avec l’inscription « Choisissez la vie ». Arrêtée à un feu rouge à l’est de l’hôpital Notre-Dame sur la rue Sherbrooke, j’ai entendu un jeune homme crier pour attirer mon attention. Je me suis rangé sur le trottoir pour en savoir plus. Barbu avec un nez fort, vêtu d’une chemise d’hôpital vert pâle, il s’est excusé de m’interrompre et de prendre mon temps. Je l’ai mis à l’aise et il a commencé à raconter son histoire. À 27 ans, il y a neuf ans, sa petite amie de l’époque était devenue enceinte et avait exprimé le souhait d’avorter. Ne sachant pas trop de quoi il en retournait, il a accepté. Quelque temps plus tard, des sentiments de culpabilité sont apparus et ont persisté. Il a consulté un psychologue pour l’aider à gérer ces sentiments. Il a également rencontré un prêtre qui l’a aidé à trouver le réconfort dans le Dieu qui pardonne. Bien que baptisé catholique romain, il n’a jamais pratiqué la foi.

Par la suite, un incident s’est produit qui l’a marqué jusqu’à ce jour. Alors que ses sentiments persistaient, il retrouve des amis musiciens pour une séance de jamming au cours de laquelle il reçoit un message texte. Quittant ses camarades, il se dirige vers le couloir pour lire le message et, à sa grande surprise, il voit les mots « Agneau de Dieu ». Il a compris qu’il s’agissait d’un titre de Jésus-Christ et que le message était une façon pour Dieu de lui pardonner.

Bien qu’il ne soit pas totalement revenu à la foi, il se considère aujourd’hui comme un chrétien, une position bien différente de celle qu’il tenait y a quelques années.

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Chroniques des 40 Jours pour la Vie du carême 2021 ― Jour 15


Brian Jenkins, organisateur de la Vigile des 40 Jours pour la Vie à Montréal.

Rapport de Brian Jenkins, vice-président de Campagne Québec-Vie et organisateur de la Vigile des 40 Jours pour la Vie à Montréal — Photo : Luc P.

La froide température a fait place à un temps plus doux hier lors de la Vigile; les quelques flocons du matin ont fondu sous le soleil de l'après-midi dans une atmosphère au-dessus du point de congélation. Pourtant, le temps a été un facteur important au cours des deux premières semaines de la Vigile. Il a été brutal ! De nombreuses journées ont été marquées par de multiples chutes de neige et des températures glaciales allant de -15°C à -20°C.

Malgré ces conditions difficiles, Satan et ses serviteurs continuent de faire des ravages à la Vigile et dans nos vies en général. Hier, tout d'abord, au petit matin, j'ai remarqué qu'un nombre plus élevé de femmes entraient dans le bâtiment où se trouve le centre d'avortement.

Ensuite, dans l'après-midi, John et moi étions en train de converser avec trois adolescents (deux gars et une fille), lorsqu'un homme d'une vingtaine d'années arriva par hasard dans le petit groupe, perturbant le cours de notre discussion. Il n'était visiblement pas lucide, sous l'influence de l'alcool ou de la drogue, ce qui n'est pas rare aux alentours de la Vigile. Il proféra un charabia à l'égard d'un des jeunes hommes. Après le départ du malveillant, j'ai remarqué que le jeune homme et la jeune femme n'étaient plus aussi engagés dans la conversation qu'avant le momentané épisode chaotique.

Participants : 9*

Visiteurs : 2*. Trublions : une femme d'environ 65 ans, commentaire désobligeant ; un homme dans la vingtaine, en état d'hébétude induite par la drogue perturba la conversation. Une femme dans la vingtaine, étudiante en vacances de printemps.


*Noms modifiés ou retirés pour assurer la vie privée des gens mentionnés dans cet article, ou autres raisons. — A. H.

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