Chroniques des 40 Jours pour la Vie du carême 2020 — Jours 7 à 9

Rapport de Brian Jenkins, vice-président de Campagne Québec-Vie et organisateur de la vigile des 40 Jours pour la Vie à Montréal — Photo : Nayara Dinato/Pexels

Chers amis,

En lisant la lecture d’ouverture de la liturgie divine de ce jour, mercredi 4 mars, le mot contraste m’est venu à l’esprit.

Jonas avait été envoyé par Dieu pour prêcher aux habitants de Ninive de se repentir devant le jugement de Dieu qui s’abattait sur eux. À leur honneur, le peuple a écouté le message et s’est repenti, y compris le roi de la ville.

Hier, lors de la vigile, un jeune est venu nous morigéner, nous traitant de fascistes et d’autres mots bien sentis. Alors que nous lui faisions remarquer ses erreurs de logique et autres fautes, il devint agressif et bouscula l'un des nôtres en s’en allant.

L’humilité et la docilité sont des vertus difficiles à acquérir. Pourtant, avec l’aide de Dieu, il est possible d’en acquérir un peu. Nous prions pour cette jeunesse et pour nous-mêmes afin que nous puissions grandir dans notre foi et acquérir les vertus nécessaires pour être appelés fils et filles du Père céleste.

JMJ

Brian

Résumé quotidien :

Septième jour, mardi 3 mars 2020 — Écouter

La météo a toujours joué un rôle central dans la vigile. Après des jours de neige et de froid, le glorieux soleil matinal a fait place à un retour de pluies accompagnées d’une forte humidité.

Les interactions : 1. Macaire* est arrivé et lui et moi avons écouté Maël*, un migrant local ; 2. Malo* et moi avons écouté Magloire* et lui avons posé des questions, sa vision du monde comprend l’idéalisme et le scientisme ; 3. Malo* a parlé avec un jeune universitaire qui était à la fois agressif et hostile envers nous ; et deux cégépiens écoutaient et ajoutaient des commentaires de temps en temps ; 4. Nous consolâmes Madeleine* qui pleure la mort soudaine de son frère. Mathilde* s’est impliquée dans la vigile ; 5. Malo* et moi avons été abordés par Maïeul* et avons écouté son histoire. Nous avons prié pour lui avant qu’il ne parte.

Couverture : douze périodes complètes de la vigile, moins trente minutes pour assister à la messe de midi.

Participants (visites : aujourd’hui, 9 pour un total de 71)


*Noms modifiés pour assurer la vie privée des gens mentionnés dans cet article. — A. H.

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Chroniques des 40 Jours pour la Vie du carême 2020 — Jours 2 et 3 : sous les averses

Rapport de Brian Jenkins, vice-président de Campagne Québec-Vie et organisateur de la vigile des 40 Jours pour la Vie à Montréal — Photo : Pixabay

Chers amis,

Ces deux derniers jours, la survie était l’idée prévalente aujourd’hui, tant pour les volontaires priants que pour tous les Montréalais.

Jeudi, nous avons été sous une pluie régulière dans la matinée, suivie de neige et de poudrerie et d’une chute de la température l’après-midi. (J’étais trempé par les premières pluies et providentiellement un bon Samaritain m’a fourni un imperméable et des mitaines sèches me permettant de finir la journée). Hier vendredi, le froid s’est installé avec des vents parfois violents.

Les interactions et les échanges avec le grand public ont été restreints pendant ces deux jours.

Je remercie les volontaires de la prière de s’être présentés, quatre le jeudi et douze, hier. Jusqu’à présent, seize d’entre eux sont venus, ce qui représente un total de vingt-six visites. Bravo !

Les rencontres : deux rencontres ont eu lieu en fin d’après-midi, la première avec une jeune femme de 25 ans, venue nous expliquer, à Laurent* et à moi, en quoi son avortement était la meilleure décision pour elle, puis avec un jeune homme de 30 ans, qui semblait véritablement soutenir notre cause, posant des questions réfléchies.

Le coin de l’humour : alors que la journée d’hier touchait à sa fin, Laurent* et moi faisions les cent pas avec nos pancartes accrochées au cou, nous croisons d’innombrables piétons. L’un d’entre eux, une jeune femme, nous a dit avec colère en passant : « Vous devriez vous occuper de vos affaires », ce à quoi Laurent* a répondu du tac au tac : « Madame, vous arrive-t-il de suivre votre propre conseil ?

Les deux jours, nous avons couvert les périodes de douze heures. Jeudi, j’ai manqué quarante-cinq minutes en assistant à la messe, mais vendredi deux volontaires priants ont tenu le lieu de la vigile pendant que j’y assistais.


*Noms modifiés pour assurer la vie privée des gens mentionnés dans cet article. — A. H.

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Chroniques des 40 Jours pour la Vie du carême 2020 — Jour 1 : Témoigner dans l'adversité

Rapport de Brian Jenkins, vice-président de Campagne Québec-Vie et organisateur des 40 Jours pour la Vie — Photo : PxHere

Chers amis,

Jour 1 — mercredi 26 février 2020 — témoignage au milieu d’adversaires diaboliques

Douze participants ont couvert la période des douze heures, à l’exception d’une période de 60 minutes pour assister à la messe en milieu de journée.

Une présence diabolique s’est manifestée tout au long de cette journée. On pourrait croire que nous faisons de l’effet !

Dans le métro, me rendant sur le lieu de la vigile, je vis un homme de 30 ans faire un geste furieux vers moi alors que nous attendions la rame de métro et, alors que nous descendions tous les deux à la même station, il s’approcha de moi et fit tomber les pancartes de mes mains d’une tape. Peu après mon arrivée, une femme de 55 ans déclara que cela la rendait furieuse chaque fois qu’elle me voyait en train de veiller.

Au petit matin, un homme de 50 ans se moqua de mes accessoires — la croix, les pancartes... Je l’ai interrogé et n’ai pas obtenu d’éclaircissement sur son attitude.

À la messe, une femme d’environ 30 ans, enceinte [...] s’est assise à côté de moi et a commencé à manger des sushis et à boire à même une bouteille d’un litre de vin. Confuse, elle m’a posé des questions sur le rite de l’imposition des cendres et s’est ensuite levée et a commencé à se laver les mains dans un bassin placé sous un bénitier ; à ce moment-là, un paroissien lui a enjoint d’arrêter, elle partit peu après.

Au milieu de l’après-midi, alors qu’il était en conversation avec Lambert* et un couple de Témoins de Jéhovah, Ladislas* a été entraîné dans un échange avec un homme de 30 ans plutôt agressif. Il portait une bouteille d’alcool à moitié bue et la balança à plusieurs reprises à l’intention de Ladislas*. À un moment donné, il frappa Ladislas*. Heureusement, les TJ avaient filmé l’incident et les agents à leur arrivée ont appréhendé l’homme et l’ont emmené pour le mettre dans une cellule. Ladislas* et les témoins, Lambert* et les deux TJ ont porté plainte.

Pourtant, nous remercions Dieu pour les occasions que nous eûmes pour partager notre foi et notre espoir.

Læticia* est arrivée tôt. Infirmière à la retraite, c’était sa première visite à la vigile, elle est restée quelques heures. Elle souhaite y revenir.

À l’endroit même où Ladislas* avait été accosté quelques heures auparavant, une femme de 40 ans (Larissa*) a cherché à se consoler d’une relation difficile qu’elle a présentement. Ladislas* et moi l’avons écoutée puis prié pour elle.

Durant la dernière heure, un homme de 20 ans (Lanfranc*) s’est arrêté, cherchant une assistance spirituelle. Il nous a confié qu’il se sentait perdu et qu’il cherchait à en savoir plus sur la vie. Ladislas* a partagé son expérience de vie et les bénédictions qu’il a trouvées en tournant sa vie vers Jésus.

Nous remercions Dieu pour notre témoignage public de vie et de foi.


*Noms modifiés pour assurer la vie privée des gens mentionnés dans cet article. — A. H.

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Chroniques des 40 Jours pour la Vie du carême 2020 : protéger les plus petits d’entre les nôtres

Rapport de Brian Jenkins, vice-président de Campagne Québec-Vie et organisateur des 40 Jours pour la Vie — Photo : Sharon McCutcheon/Unsplash

À Montréal et dans 506 autres villes du monde débutent aujourd’hui les 40 jours pour la vie, une campagne de 40 jours de prière et de jeûne pour la fin de l’avortement. Dans chacune de ces villes, des personnes priant se relaieront pour assurer une présence devant un centre d’avortement pendant 12 heures par jour, 40 jours de suite. Faites attention que des interdictions d’approcher à telle ou telle distance peuvent être en vigueur selon les avortoirs. Au Québec, il est interdit de porter des insignes pro-vie ou de manifester à moins de cinquante mètres d’un lieu où des avortements sont perpétrés. En gros, il interdit d’être manifestement pro-vie dans ces périmètres.

Joignez-vous à une vigile, ou bien partez-en une ! Nous pouvons vous aider.

Si vous êtes à Montréal, nous serons au coin de Berri et Sainte-Catherine, de 7 h à 19 h, jusqu’au 5 avril 2020. — A. H.

Chers amis,

Une autre vigile commence !

Tout à fait providentiellement, à la veille de la vigile, hier mardi 25 février 2020, dans l’Évangile [de la messe], le Christ nous parle de l’importance de prendre soin des petits.

Ils vinrent à Capharnaüm ; et lorsqu’ils furent dans la maison, il leur demanda : Sur quoi discutiez-vous en chemin ?

Mais ils se taisaient ; car, en chemin, ils avaient discuté ensemble, pour savoir lequel d’entre eux était le plus grand.

Et s’étant assis, Il appela les douze et leur dit : Si quelqu’un veut être le premier, il sera le dernier de tous et le serviteur de tous.

Puis, prenant un enfant, il le plaça au milieu d’eux ; et après l’avoir embrassé, il leur dit...

Quiconque reçoit en mon nom un enfant comme celui-ci, me reçoit ; et quiconque me reçoit, reçoit non pas moi mais celui qui m’a envoyé. (Marc 9:32-36)

Dans notre société, il y a beaucoup de « petits » — les enfants à naître, les enfants, les personnes âgées, les malades et les personnes vulnérables...

Alors que nous commençons notre vigile de prière de 40 jours pour la fin de l’avortement, Notre Seigneur nous rappelle l’importance de prendre soin des petits. Ce faisant, nous prenons soin et nous accueillons le Seigneur Lui-même. Que notre temps depuis le Mercredi des Cendres jusqu’au Dimanche des Rameaux soit propice à l’accueil de ces petits enfants.

JMJ

Brian

PS — la vigile commence aujourd’hui à 7 heures et se poursuit jusqu’à 19 heures tous les jours jusqu’au dimanche des Rameaux, 5 avril 2020, pendant 40 jours consécutifs. Joignez-vous à nous dans la prière et le jeûne, rejoignez-nous à l’angle des rues Berri et Sainte-Catherine, joignez-vous à nous pour révéler la destruction que l’avortement opère dans les femmes, les familles et notre société.

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Chroniques des 40 Jours pour la Vie, automne 2019 — jours 36 à 40 et clôture

Rapport de Brian Jenkins, vice-président de Campagne Québec-Vie et organisateur des 40 Jours pour la Vie — Photo : Himsan/Pixabay

Salut

Voici mes dernières remarques sur les 40 jours de vigile de prière. Dans ces derniers jours, le pendule météorologique a basculé vers des conditions assez dures telles que des pluies intenses, des vents très forts ou des températures très basses. Pourtant, nous avons persisté et nous avons eu de nombreux échanges. Voir ci-dessous.

Note : C’est mon dernier courriel jusqu’à la prochaine Vigile des 40 Jours qui débutera le jour du Mercredi des Cendres 2020. Votre soutien est apprécié. Si vous aimez notre travail et êtes en mesure de contribuer financièrement, voici un lien où vous pouvez montrer votre appréciation. Votre don nous aidera à défrayer nos coûts, que ce soit pour la pizza à la réunion de clôture ou pour les coûts permanents de ce ministère pro-vie. Je vous remercie.

Jour 36 (mercredi 30 octobre) — Grands vents

Il n’est pas rare que des personnes qui s’approchent de nous ne viennent que pour se purger de leurs émotions sans attendre notre réponse avant de repartir. Ce jour-là, deux hommes ont agi de cette manière. Le premier, âgé de 25 ans, s’approcha de moi sur son vélo et m’a regardé fixement alors que je terminais un appel téléphonique. Les premiers mots qui sortirent de sa bouche furent pour me dire à quel point j’étais « médiocre ». Je demandai des éclaircissements, ce à quoi il me demanda ce que j’avais à dire, en tant qu’homme, sur une question qui ne concerne que les femmes. Je lui répondis que je trouvais sa question contradictoire car il était lui-même un homme. Il semblait perplexe alors qu’il s’éloignait.

Le second, un homme de 55 ans, qui avait fait l’expérience des services d’adoption lorsqu’il était nourrisson et du réseau des foyers d’accueil, a parlé avec passion et longuement du préjudice psychologique subi par les victimes de viol et les enfants conçus dans le viol. Il était plus poli que le premier homme, me demandant de réfléchir à ses paroles et me remerciant de l’avoir écouté alors qu’il repartait sans attendre aucune réponse.

Jour 37 (jeudi 31 octobre 2019) — Journée de pluie

Temps et températures : (13 °C) les pluies ont commencé vers midi, d’abord légèrement puis en s’intensifiant et persistant jusqu’à la fermeture de la Vigile.

Journal de bord — Au cours de cette Vigile, des adultes d’âge universitaire manquaient souvent respect en s’arrêtant pour nous photographier avec leur téléphone cellulaire, plaçant leur majeur devant la lentille ; un geste qui revient souvent. En réponse, nous avions choisi de saluer le photographe lors des séances de photos. Aujourd’hui, alors que Kendall* et moi étions l’objet d’une photographe, la jeune femme s’est mise en colère alors que je la saluais, tandis que plus tard, un trio resta perplexe devant ma salutation.

En fin d’après-midi, grand échange avec une jeune femme de 22 ans venant de Colombie. Elle était évidemment en faveur de l’avortement, mais elle a écouté mes arguments.

Jour 38 (vendredi 1er novembre 2019)

Temps et températures : Vents très forts aujourd’hui du début à la fin. Des panneaux ont été renversés, des branches brisées, des pannes de courant et... de l’humour à la Vigile. D’abord, une rafale a emporté ma casquette, l’envoyant atterrir au milieu de la circulation. J’ai regardé, impuissant, les véhicules l’un après l’autre rouler dessus ! Enfin, un feu rouge m’a permis de récupérer mon bien aplati, mais pas trop terni par l’expérience. Ensuite, à la fin de la journée, une autre rafale a soufflé l’une des pancartes, que je porte suspendues à mon cou, sans que je m’en rende compte. Ce n’est qu’en rentrant chez moi que j’ai découvert son absence. Ayant une bonne idée de l’endroit où l’accident s’était produit, j’y suis retourné et, après quelques recherches, j’ai trouvé la pancarte intacte, à l’exception d’une entaille de 15 cm.

Journal de bord - Alors que Kentigern* et moi nous préparions à clore la journée, nous avons été abordés par un jeune homme costaud qui nous a beaucoup écouté parler de Jésus comme le seul chemin vers la vérité. Belle âme qui cherchait Notre Seigneur. Cela contrastait assez bien avec un échange antérieur qui eut lieu entre nous et une personne se présentant comme chrétien, qui critiquait notre présence et devenait hostile au fur et à mesure que la conversation se poursuivait, l’amenant à partir brusquement.

Jour 39 (samedi 2 novembre 2019)

Un des volontaires priants raconte** son expérience : En général ç’a bien été.

Une jeune femme s’est approchée de nous en disant : que faites-vous du viol et de l’inceste. Je lui ai répondu que c’était environ 1 % des cas (actuellement 0,03 %, selon une étude réalisée au Minnesota) de tous les avortements et qu’il y avait des personnes qui étaient nées suite à un viol et qui disaient pourquoi les sociétés voudraient notre mort : nous, nous voulons vivre et nous sommes heureux.

La seconde question : vous, vous êtes des hommes vous n’avez pas à décider. Marc lui a dit qu’un enfant se fait à deux. Puis elle est partie.

Par la suite il y eut un homme qui disait qu’il ne comprenait pas nos affiches. Il me semble qu’il voulait s’opposer à nous.

Jour 40 (dimanche 3 novembre 2019) — Journée de prière et d’action de grâce

Heures de la Vigile : 7 h à 15 h.

Journée de prière pour la plus grande part du temps, et deux incidents — le premier plus respectueux que le second. Dans les deux cas, il s’agissait de jeunes femmes. La première posa des questions sur la façon dont nous aidions les femmes et j’ai cité des cas. De plus, elle a indiqué que notre position était rétrograde ; je demandai alors des éclaircissements ce qui l’a laissée perplexe. La femme se demandant pourquoi les hommes s’impliquaient (je veillais avec Ladislas* à ce moment.), je lui ai indiqué que les hommes doivent remplir la brèche laissée par de nombreux hommes qui abandonnent leur partenaire enceinte.

La deuxième jeune femme était agitée dès son arrivée et s’est montrée mécontente au fur et à mesure que la discussion s’avançait, et en vint au point qu’en partant elle jura et nous montra le majeur en criant qu’elle était enchantée par son avortement.

Fermeture :

14 h Mystères glorieux
14 h 30 Mystères lumineux
15 h Chapelet de la Divine Miséricorde
15 h 15 - 15 h 45 Adoration
15 h 45 - 17 h 15 Pizza et fraternisation
17 h 15 Messe

Les 40 Jours qui précèdent l'Avent 2019 sont donc finis, un temps de prière et d’abnégation passé pour le salut spirituel et corporel des enfants à naître et de leurs père et mère, des avorteurs et des travailleurs d’avortoir, de nos adversaires, des indifférents et des indécis, de ceux qui nous sont sympathiques, et enfin du nôtre. Nous remercions sincèrement les participants aux 40 Jours, pour leur temps employé à une bonne cause, leur courage et leurs prières.

Les 40 Jours pour la Vie recommenceront au début du carême, et nous espérons vous y voir nombreux, plus nombreux ! — A. H.


*Noms modifiés. — A. H.

**En français

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Chroniques des 40 Jours pour la Vie, automne 2019 — jours 32 à 36

Rapport de Brian Jenkins, vice-président de Campagne Québec-Vie et organisateur des 40 Jours pour la Vie — Photo : 6734180/Pixabay

Bonjour,

Ces cinq derniers jours ont été caractérisés par plus de prières et quelques exemples de soutien aux post-abortifs ; détails, ci-dessous. D'autre part, la vigile se termine ce dimanche à 15 heures avec la récitation du Chapelet de la Divine Miséricorde, suivie d'une demi-heure d'adoration eucharistique et d'une soirée pizza. Tous sont les bienvenus.

Jour 32 (samedi 26 octobre 2019) — Journée de prière

Temps et températures : (4°C à 13°C) journée ensoleillée.

Jour 33 (dimanche 27 octobre 2019) — Journée de pluie

La météo fut le grand événement de ce jour, car la pluie tombait du début à la fin, souvent sous forme d'averse régulière. Un grand merci à ceux qui sont sortis pour prier : Justine*, un jeune sourd-muet de Gaspésie, Joaquim* et Joël*, Josée*, Joséphine*, Josselin*.

Jour 34 (lundi 28 octobre 2019) Une journée humide

Un camion de Stericycle (la compagnie qui se charge des déchets biologiques) était garé à côté du lieu de la vigile alors que j'arrivais au début de la journée. J’abordai le conducteur pour savoir s'il y avait des fœtus avortés à bord, mais je dus essuyer une rebuffade de celui-ci. Sinon, j'ai donné une entrevue d'une quinzaine de minutes à Sarah, une étudiante, qui est en train de rédiger une pièce de théâtre.

Jour 35 (mardi 29 octobre 2019) Une journée de prière

C'était une heure formidable que la dernière de la journée. Juvénal*, sa femme Lucie*, leur enfant en bas âge et deux de leurs amis vinrent prier... et les miracles ont commencé à se produire. Tout d'abord, une jeune femme post-avortement arriva et se mit à nous parler. Puis un homme post-avortement se pointa et commença à nous décrire la douleur de la perte de sa fille dans un avortement. Læticia* et son amie Léocadie*, des bénévoles priantes régulières, se joignirent alors à notre groupe et toutes deux s'occupèrent de cet homme d'âge moyen. Bien que nous fussions déjà neuf à prier, notre groupe de prière continuait de s'agrandir avec l'apport de deux ou trois autres personnes qui nous rejoignirent ! Dieu soit loué !

Jour 36 (mercredi 30 octobre) — Délit de fuite

Ciel généralement nuageux pour une bonne partie de la journée

Il n'est pas rare que des personnes, hommes ou femmes, veuillent lancer une réflexion au passage sans attendre une réponse de ma part. Ce jour-là, deux hommes ont suivi ce modèle, le premier sur sa bicyclette, me regarda fixement avant de me qualifier de « médiocre », braillant le mal que ma présence faisait aux femmes, puis de s'en aller. Le deuxième, un homme de 55 ans, qui avait fait l'expérience des services d'adoption lorsqu'il était nourrisson et du réseau des foyers d'accueil, parla avec passion et longuement du préjudice psychologique des victimes de viol et des enfants conçus dans le viol. Il était plus poli que le premier homme, me remerciant de l'avoir écouté alors qu'il repartait sans attendre de réponse.


*Noms remplacés. ― A. H.

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Chroniques des 40 Jours pour la Vie — jours 26 à 31

Rapport de Brian Jenkins, vice-président de Campagne Québec-Vie et organisateur des 40 Jours pour la Vie — Photo : Denis Jarvis/Flickr

Résumé

Une âme sinistre visite la vigile et la puissance de la croix se manifeste sur une autre âme. Voir ci-dessous pour plus de détails. Merci aussi aux nombreux bénévoles de prière qui sont venus jeudi, ce qui m’a permis de laisser la vigile entre leurs mains compétentes et de rendre visite à ma mère et à ma sœur. L’un des volontaires a partagé son expérience que je reproduis ci-dessous.

Jour 26 (dimanche 20 octobre 2019) — Malveillance

Journal de bord — Journée de prière pour la plus grande partie du temps, bien qu’à deux moments différents, deux piétons mécontents lancèrent des cris stridents et irrationnels aux volontaires priants. De plus, au milieu de l’après-midi, deux jeunes femmes m’ont abordé, et l’une d’elles m’a dit qu’elle deviendrait enceinte et avorterait ensuite pour me contrarier.

Jour 27 (lundi 21 octobre 2019) — Journées de prière

Journal de bord — J’ai été ravi de voir de nouveaux visages venir à la vigile, ainsi que quelques autres qui viennent occasionnellement. Parmi les premiers se trouvaient Jacqueline¹, Jacquemine¹ et une personne « transgenre »² et parmi les seconds, Jacob¹, Janine¹, et Janvier¹.

Jour 28 (mardi 22 octobre 2019) — L’âme sinistre

Journal de bord — Un homme d’aspect peu avenant est venu à la vigile aujourd’hui. Pendant que Jérémie¹ parlait avec Jérôme¹, un juif devenu chrétien, un homme ivre s’est approché de moi, dans la cinquantaine, titubant comme personne ne l’avait jamais fait, et qui m’a agrippé pendant quinze ou vingt minutes. Presque sans dents, de l’écume aux lèvres, bafouillant son discours, il m’a souligné à plusieurs reprises le ridicule de ma présence et de mes pancartes et m’exhortait, sans cesse, à faire du bénévolat pour nourrir les sans-abri et ceux qui ont faim.

Après le départ de Jérôme¹, Jérémie¹ [...] finit par me libérer de son emprise pour m’emmener plus loin.

Jour 29 (mercredi 23 octobre 2019)

Journal de bord :

Inconnu n° 1 : l’avortement est acceptable car le monde est surpeuplé.

Inconnu n° 2 : a tiré sur mon panneau alors qu’il entrait dans le métro. Jérémie¹ lui donna deux tapes fermes sur l’épaule [ce qui fit lâcher l’autre].

Demande de prière — Inconnu n° 3 : Il croit qu’il est appelé par le Christ à prêcher la Parole de Dieu, mais se sent mal accueilli par les églises contemporaines en France et au Québec. Que le Seigneur le conduise toujours plus près de Jésus pour qu’il répande l’Évangile sous la conduite de l’Esprit Saint.

Jour 30 (jeudi 24 octobre 2019) — Visite à ma mère et à ma sœur

Journal de bord — Après avoir veillé pendant les premières heures, la relève a commencé à arriver, me permettant de partir et de passer le reste de la journée avec ma mère. Un grand merci à toutes les personnes concernées.

Une bénévole a écrit ce qui suit au sujet de son expérience :

Après ton départ, nous étions en train de faire le chapelet, quand un type est passé et a fait des commentaires au sujet de l’une de tes pancartes... concernant le fait d’être enceinte. Il a dit que ce message ne s’appliquait pas à lui, comment aurait-il pu être enceint puisqu’il était un homme ! Je lui ai répondu que la plupart des avortements ont lieu parce que l’homme pousse la femme qui porte leur bébé à avorter, parce qu’il ne veut pas être responsable ou pour de nombreuses autres raisons. Le visiteur révéla qu’il avait lui-même « aidé » une amie en l’emmenant à la clinique afin qu’elle avortât, parce que son homme ne s’en souciait pas et qu’il ressentait un peu sa douleur et était triste pour elle aussi. Puis je lui ai dit que s’il venait à connaître quelqu’un qui veut avorter, qu’il pouvait nous aider en nous appelant, pour que nous prenions soin d’elle. Ce type est parti en nous remerciant de ce que nous « vous » faisions. Et nous nous sommes souhaité l’un à l’autre la bénédiction de Dieu.

Jour 31 (vendredi 25 octobre 2019) —La Croix

Journal de bord — Je reçois à l’occasion des commentaires concernant la présence de la croix de six pieds que j’apporte à la vigile, comme quoi elle aurait un effet négatif sur la propagation de notre message. Le critique disait que ceci symbolisait la violence et qu’il faisait fuir les gens. Aujourd’hui, la réaction est à l’opposé.

Vers 15 h 45, je récitais le Chemin de croix tout en allant et venant sur la place bordée d’arbres entre les rues Berri et Saint-Hubert. M’approchant de cette dernière, j’ai été abordé par un homme de 62 ans qui, au fur et à mesure que la conversation avançait, a déclaré qu’il était attiré vers la croix. Pendant les quinze à vingt minutes qui ont suivi, j’écoutai l’histoire de son enfance passée dans la violence, les familles d’accueil, la prison. À deux reprises, il retint ses larmes. Un moment béni pour nous deux.


¹Noms remplacés. — A. H.

²Guillemets rajoutés. — A. H.

 

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Chroniques des 40 Jours pour la Vie — jours 21 à 25

Rapport de Brian Jenkins, vice-président de Campagne Québec-Vie et organisateur des 40 Jours pour la Vie — Photo : Pixel2013/Pixabay

Bonjour,

Il semble bien que nous ne soyons pas les bienvenus. Les rapports ci-dessous font état des forces physiques et morales auxquelles nous sommes confrontés. Pourtant, nous devons être présents et prier, comme vous pourrez le voir ci-dessous.

Résumé

Jour 21 (mardi 15 octobre 2019)

Journal de bord —Une bonne nutrition

Un chocolat chaud matinal suivi peu de temps après d’un café m’a laissé intrépide. Une dame âgée est venue me reprocher de ne pas me mêler de mes affaires. Ma réponse me surprit ; au lieu de ma contenance discrète, j’étais plutôt un « lion rugissant » qui défendait la vie et souhaitait l’amour du Christ devant celle qui s’en allait.

Jour 22 (mercredi 16 octobre 2019) — Tourmente et évangélisation

Journal de bord — Il a semblé que les portes de l’Hadès avaient été ouvertes aujourd’hui, permettant à l’immoralité de se répandre.

Prostituée se pavanant à l’intersection publique ;

Des affiches de jeunes femmes à peine vêtues étalées sur la fenêtre de la porte du métro ;

Plus de vente et d’achat de drogues ;

J’ai été malade en déjeunant avec des amis ;

Une femme d’âge moyen m’a insulté à trois reprises : d’abord pendant que je me tenais là avec Ingrid*, puis en compagnie d’Ignace*, et enfin en récitant le chapelet avec le Père Imbeault*, bien que dans ce dernier cas, il ait reçu un certain nombre de ses invectives ;

Deux jeunes indigènes en état d’ébriété ; le plus vieux m’a appelé salaud, alors qu’il allait son chemin.

Jour 23 (jeudi 17 octobre 2019) — Journée de pluie !

Temps et température : (9 °C, stable) de fortes pluies tout au long de la journée causant des perturbations dans le métro (inondation entre Henri-Bourassa et Crémazie) et des pénuries d’électricité à domicile pour plusieurs utilisateurs d’hydroélectricité.

Journal de bord

Un jeune homme est venu perturber mon temps de prière avec l’Abbé Imbeault*. Pendant que nous récitions tous les deux le chapelet près du métro et à l’abri de la pluie, j’ai jeté un coup d’œil sur une peau de banane négligemment jetée sur le rebord de la fenêtre intérieure. Presque aussitôt, peau de banane en main, un jeune homme d’environ 22 ans sortit en trombe du bâtiment et me cria après. Il arracha de ma tête la casquette de chevalier [de Colomb] et me lança la peau de banane en battant en retraite, me manquant. Revenant à la charge, il détériora le parapluie du Père Imbeault*. Heureusement, trois policiers avaient été témoins de tout l’incident et tombèrent vite sur l’agresseur. Il fut réprimandé, menotté et placé à l’intérieur d’une voiture de police arrivée presque immédiatement, restant à l’intérieur une quinzaine de minutes, avant d’être libéré. Les agents indiquèrent qu’il souffrait de troubles mentaux et qu’il était sous caution.

Comme c’est souvent le cas, un moment bénit talonnait ce moment troublant. Un autre jeune homme nous a abordés à la fin de nos prières et a voulu connaître la foi catholique, sur laquelle lui et Père Imbeault* s’entretinrent.

Jour 24 (vendredi 18 octobre 2019)

Journal de bord : Je priais avec Ildefonse*, et, non pas une, mais trois personnes se sont arrêtées pour demander que l’on récitât des prières pour eux [...]

Jour 25 (samedi 19 octobre 2019)

Journal de bord —Une autre nuance d’intimidation

Beaucoup ne voudraient pas nous voir ici. L’intimidation se produit sous différentes formes. En fin d’après-midi, une jeune femme a interrompu son jogging pour contester la légalité de la vigile, disant que nous étions en état d’illégalité. C’était de la frime. Comme je lui demandais par rapport à laquelle des deux ordonnances nous étions en violation, l’injonction de la juge Lamarche ou la loi 92 du ministre Gaétan Barrette, elle devint perplexe. J’eus besoin de lui expliquer les deux décisions, ce qui semblait ajouter à sa confusion, qu’elle n’a pas été en mesure de surmonter, partant peu après.

D’autre part, un jeune homme bien habillé s’est arrêté et m’a offert une occasion d’évangéliser. Il s’est identifié comme professionnel de la santé qui voit le monde sombrer dans le chaos. J’ai parlé de l’espérance que donne Jésus-Christ.


*Noms modifiés. — A. H.

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Chroniques des 40 Jours pour la Vie — jours 16 à 20

Rapport de Brian Jenkins, vice-président de Campagne Québec-Vie et organisateur des 40 Jours pour la Vie — Photo : freepik

Adoption, avortement et hommes

Cinq jours de soleil, de température douce, beaucoup de prières, tout cela est bon pour une vigile de prière. De plus, une quinzaine de nouvelles personnes sont venues prier au cours des cinq derniers jours, portant notre nombre à environ 60 en tout. Nous sommes à mi-chemin des 40 Jours et il est encore temps pour vous de passer nous voir et de rejoindre les rangs.

Résumé

Jour 16 (jeudi 10 octobre 2019) — Jour de prière

Jour 17 (vendredi 11 octobre 2019) —Les prières continuent

Prière — rosaires avec Gatienne*, le Père Gagnon*, Gabinienne* et Gabrielle* ; chemin de croix avec Gabinienne* et Gabrielle* ; j’ai été deux fois à la messe — à midi avec Gaspard* et Gauthier*, et à 17 h.

Jour 18 (samedi 12 octobre 2019) —L’adoption et non l’avortement

Visiteur : une femme de ménage nous a abordés, Gaétane* et moi, pour nous faire part de son expérience de l’avortement, trois en tout.

Prière récitée pendant mes six heures, le long de la rue Sainte-Catherine entre les rues Berri et Saint-Hubert et le long de la rue Berri entre les rues Sainte-Catherine et de Maisonneuve.

Pour un deuxième jour consécutif, j’ai eu connaissance d’une histoire d’adoption. Vendredi, l’un des bénévoles priants a raconté les circonstances entourant l’adoption d’une petite fille par lui et sa famille. Ce jour-là, en rendant visite à ma sœur, j’ai appris que mon neveu et sa femme étaient en train d’adopter une fillette de neuf mois.

Souvenir : Un médecin local m’a dit il y a plusieurs années qu’un couple canadien sur cinq est infertile. Je soupçonne qu’un grand nombre d’entre eux adopteraient volontiers un enfant. Puisse l’adoption, et non l’avortement, devenir une ligne de conduite viable au Canada.

Jour 19 (dimanche 13 octobre 2019) — Journée de prière

Faits saillants : Journée de prière avec diverses personnes — chapelet avec un volontaire de prière ; prière solitaire ; messe à la chapelle ; prières avec Hélène*, chants avec Hégésippe* ; chapelet en groupe avec Héloïse*, Henriette*, Hermance*, l’abbé Hébert* et moi-même pendant que Hégésippe* veillait sur nous ; chemin de croix avec Héloïse*, Hedwidge*, Hégésippe et moi.

Pendant qu’elle priait avec une bénévole de la prière, Hébertine*, une personne de la rue que je connais bien, a interrompu sa prière pour demander de l’argent afin de pouvoir manger. Elle a beaucoup insisté, d’autant plus que je refusais. Je lui ai proposé de prier pour elle afin que Jésus lui apporte ce dont elle avait besoin, et elle a accepté. À peine avais-je commencé qu’un jeune homme arriva et qu’Hébertine* demanda immédiatement de l’argent qu’il lui donna ! Dieu a toujours entendu rapidement nos demandes ! (Après une conversation avec le jeune homme, j’ai appris qu’il était musulman, mais qu’il avait fait ses études dans une école catholique au Tchad et qu’il était arrivé au Canada en 2016.)

Jour 20 (lundi 14 octobre 2019) — Action de grâces

Journal de bord

Récit post-avortement — deux hommes se sont arrêtés pour parler de leur expérience de l’avortement, et tous deux ont sorti des justifications. Le premier, Hans*, expliqua longuement la relation avec la mère de leur enfant avant de donner une vision de la réalité qui prétend que l’enfant avorté n’est pas vraiment mort mais dont l’âme est vivante et attend un autre corps pour commencer une vie mortelle [métempsychose ou réincarnation]. Le deuxième homme, Harold*, a cité des raisons économiques pour justifier l’avortement — pourquoi mettre un enfant dans une situation économique défavorisée ? Il est intéressant de noter qu’aucun des deux hommes n’a manifesté d’intérêt pour ce que j’avais à dire, s’en allant à la fin de leur récit.

Par contre, en fin d’après-midi, une jeune femme, s’identifiant comme pro-choix, m’a abordé avec des questions, vraiment intéressée à savoir pourquoi j’étais contre l’avortement.


*Noms modifiés ou rajoutés — A. H.

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Chroniques des 40 Jours pour la Vie, automne 2019 — jours 6 à 10

Rapport de Brian Jenkins, vice-président de Campagne Québec-Vie et organisateur des 40 Jours pour la Vie — Photo : Adobe Stock

Bonjour,

Températures plus froides — La casquette des Chevaliers de Colomb a été remplacée par une tuque et les espadrilles par des bottes.

Brrr.

JMJ

Brian

Jour 6 (lundi 30 septembre) — Groupes

Faits saillants : Nous partageons l'emplacement de Vigile, Place Émilie-Gamelin avec différents groupes. Des organisations qui nourrissent les sans-abri, des groupes d'intérêt spéciaux comme les Hari Krishnas, les sophistes (jeunes d'âge universitaire qui sollicitent des promesses de dons pour des organisations comme Greenpeace, Médecins sans frontières, entre 3 et 5), les Témoins de Jéhovah, et un groupe végétalien qui encourage l’abstinence de viande.

De solides conversations : Deux dames sont passées nous voir pour parler avec Joseph et moi, et elles sont restées entre trente et quarante minutes. La première, début de la cinquantaine, sympathique à notre mission, nous a raconté les épreuves qu'affronte un parent d'enfants maintenant adultes, tandis que la seconde, début de la quarantaine, alcoolique et post-abortive, n'était pas complètement totalement repentante et était irascible.

Jour 7 (mardi 1er octobre) — Eudes*

Les fortes pluies, qui ont duré du milieu l'après-midi jusqu'à sa fin, ont pris une place seconde par rapport avec ma rencontre avec Eudes*. Innu, âgé d'une trentaine d'années, en état d'ébriété, il a attiré mon attention peu avant 19 h lorsqu'il a commencé à jeter des éclats de verre d'une bouteille brisée en direction de l'entrée du métro. Je parlais avec une femme à ce moment quand j'intervins, me liant d'amitié avec l'homme du nord qui était très docile. Nous avons passé les deux heures suivantes à chercher des services qui auraient pu l'aider, en vain. Il a fini par s'éloigner en entrant dans le métro pour rejoindre son frère de l'autre côté de la ville.

Jour 8 (mercredi 2 octobre)

Temps et températures : principalement nuageux.

Jour 9 (jeudi 3 octobre) — Discussion avec un avorteur

Faits saillants : Au début de l'après-midi, j'ai été approché par un homme blanc de la mi-trentaine, fin-trentaine, parlant français avec un accent européen, portant son vélo pliable. Poliment, il m'a demandé comment nous aidions les femmes enceintes en détresse, comme l'un des signes que je porte l'affirme. J'ai cité différents cas, moment à partir duquel il s'est alors identifié comme avorteur, me disant à quel point ma présence en public le perturbait. Gardant sa contenance tout du long de sa plaidoirie, il a ensuite décrit (justifié ?) les femmes qu'il rencontre et qui lui demandent d'avorter leurs enfants. Il a également souligné à quel point ces femmes sont reconnaissantes après l'intervention. Durant la plus grande partie du temps, j'écoutais, j'écoutais et je demandais à Dieu quels mots dire, quand, et si l'occasion s'en présentait. J'ai été inspiré par le verset de Jean 10 : 10 [Le voleur ne vient que pour voler, égorger et faire périr. Moi, je suis venu pour qu'on ait la vie et qu'on l'ait surabondante.] et, bien sûr, j'ai souligné l'importance de la vie telle qu'elle est fondée sur la présence du Christ au milieu de nous. Il s'est identifié comme ayant été élevé comme catholique. 

Jour 10 — Types d’interactions (Le quart de pouce)

Journée de prière pour la plus grande partie avec 12 volontaires priants qui sont venus.. Il y eut plusieurs interactions : François* conversant avec Ferdinand*, Fabien* avec un jeune homme adulte qui avait écrit un essai argumentatif contre l'avortement au Cégep ; et pendant que quatre d'entre nous priions le Chemin de Croix dans la dernière heure de la Vigile, un jeune collégien a donné un coup de pied à la base de la croix en passant ; Faustine* l'a suffisamment tenue [pour qu'elle ne tombe pas].


*Noms modifiés. — A. H.

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